Influenceuse du dimanche (et encore)

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J’ai un aveu à vous faire.

Je suis complètement paumée lorsque vient le temps d’alimenter mes réseaux sociaux.

Je fige. J’hésite. Je supprime. Je recommence.

Et je laisse dormir indéfiniment des dizaines de brouillons inachevés.

Un selfie. Une photo de mes fleurs. Une autre du ciel.

Des textes inachevés qui le resteront à jamais, simplement par peur.

Pourtant, avec mon blogue, c’est différent.

Drôlement Colorée est un passe-temps. D’abord exutoire, puis réconfortant.

J’aime écrire.

J’aime écrire à propos de mes fleurs, de mes petits plaisirs. De ma vie de famille.

J’aime réfléchir avec vous de sujets qui m’interpellent. De l’estime de soir. Des sujets qui m’attristent ou me fâchent.

J’aime réaliser des recherches, comme dans le bon vieux temps. Accumuler les sources, les vulgariser en billet de blogue.

Mais quand il est question des réseaux sociaux… c’est une autre histoire.

J’ai l’impression d’être une impostrice de loisir. Une influenceuse du dimanche.

Comme si mon blogue et mes réseaux sociaux n’étaient pas assez pertinents pour être publiés. Qu’ils ne méritaient pas leur place sur la toile. Qu’on allait me juger sévèrement pour une photographie mal cadrée ou une tournure de phrase un peu boiteuse.

Je me juge avant qu’on me juge. Donc, je juge que ce n’est pas assez bon pour les réseaux.

Alors que, de base, je m’abstiens de critiquer les gens sur internet. Et que je n’ai nullement envie d’influencer qui ce soit.

Je n’ai pas la prétention de tout connaitre, bien au contraire. Je crois aux nuances de la vie.

Aux visions différentes.

Pourtant, à 14 ans, je n’ai pas craint de publier mon premier site. Oui, «Poudlard Sur Le Web», c’était moi. Ce n’était pas parfait.

C’était parfaitement imparfait.

Comme moi.

Comme mon blogue.

Comme mes réseaux sociaux.

J’ai envie d’échanger avec ceux qui auront pris le temps de me lire. Qui auront bien voulu commenter mes publications. Comme vous, par exemple.

J’ai envie de laisser mes craintes et de foncer. Que cette proximité numérique des réseaux sociaux ne m’empêche plus de publier. De redevenir un peu cette «Lucie de 14 ans» qui fonçait sans crainte.

Alors, j’aimerais me donner un défi cette saison. Celui de publier un peu plus, sans appréhension.

Pour que mon loisir en reste un.

Pour en être fière.

Pour incarner ce que je publie depuis maintenant trois ans ; être fière de ce que l’on fait et de qui on est.

Est-ce que je suis certaine de réussir ce défi?

Non.

Vais-je tout de même tenter de le relever?

Certainement!

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