Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un sujet un peu plus personnel, mais qui relève toutefois de ma sphère professionnelle.
Cet été, je fais tout en mon pouvoir pour ne pas travailler.
Voilà, c’est dit.
Oula ! Je te vois sourciller d’ici. Tu te demandes certainement pourquoi je me vante de ne pas vouloir travailler. Quelle paresseuse je fais !
Et techniquement, tu aurais raison, mais… pas cette fois.
Laisse-moi t’expliquer mon raisonnement.
Quand la profession est une passion qui dévore par en-dedans
Ma profession est une de mes passions. Depuis plus de quinze ans — autrement dit : depuis le début de ma formation universitaire — je passe une partie de mes temps libres à lire sur les données probantes, à me former à mes frais et à créer du matériel afin d’enrichir mes pratiques professionnelles.
Mais au fil des années, un dur constat s’est imposé : ma profession a des ressources limitées, mais des besoins illimités.
On nous demande continuellement d’en faire plus avec moins.
Et moi, depuis toujours, je compense.
Humainement et monétairement.
Assez pour dire que si je changeais de profession demain matin, mon local serait complètement vide. Les outils ayant été financés par ma carte de crédit.
Mais cette passion me grugeait de l’intérieur dernièrement. Me dévorant par en-dedans et m’épuisant un peu plus chaque jour.
C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai dû ralentir mon activité sur Drôlement Colorée.
J’avais trop de projets. De comités. D’obligations professionnelles supplémentaires en même temps.
Je pense que j’ai frôlé l’épuisement professionnel.
Encore une fois.
L’épuisement professionnel : un mal sournois qui laisse des cicatrices
Oui, encore une fois. Parce que j’ai déjà foncé droit dans ce mur qu’est l’épuisement professionnel.
À cause de lui, j’ai connu la dépression. Celle qui t’enlève toute joie de vivre.
Sur papier, je n’avais qu’un « trouble d’adaptation ».
J’aurais dû savoir m’adapter à la violence physique et verbale.
J’aurais dû, selon le système, continuer à offrir un service optimal… même après avoir été confrontée à des gestes inacceptables à répétition.
J’aurais dû…
Mais je n’en ai pas été capable.
Et je me suis priorisée.
Mais malgré une guérison longue et douloureuse, j’en garde plusieurs séquelles.
Je retombe facilement dans mes patterns.
Je cherche à toujours faire mieux.
À faire plus avec moins.
Malgré toutes ces séances chez la psychologue pour travailler sur moi-même.
Comme si la partie workaholic de mon cerveau voulait reprendre le dessus. Parce que selon elle, pendant mes vacances, j’ai ENFIN du temps pour créer du matériel et planifier.
Alors que je ne suis « techniquement » pas payée.
Pire, je pourrais parler en boucle de mon travail, sans m’en lasser. Comme si ma vie ne tournait qu’autour de lui.
Pour tout dire, lors de notre voyage en amoureux, mon conjoint m’avait interdit d’en parler, sous peine de recevoir un regard courroucé.
Et cela a été particulièrement bénéfique.
Parce qu’après une semaine, je ne ressentais plus ce besoin viscéral d’en parler.
De vive voix, du moins.
Quand mon hamster doit se calmer
Parce que oui, depuis le début de mes vacances, cette partie de mon cerveau tente désespérément de se remettre en mode « travail ». Comme si Spinner voulait reprendre le dessus.
Alors que le reste de mon esprit et mon corps me disent que je dois ralentir. Prendre soin de moi. Me reposer.
Mais c’est difficile. Mes réseaux personnels sont bourrés de références professionnelles. Du matériel imprimable. Une promotion pour les gens de ma profession.
Pire, je reçois encore à la maison la revue scientifique à laquelle je suis abonnée… pour mes élèves.
C’est pourquoi, cet été, j’ai décidé de me donner un petit défi pour calmer Spinner le hamster.
En faire le moins possible professionnellement pendant mes vacances.
Vivre. En étant moi.
Lucie.
La femme.
La mère.
L’épouse.
Mais pas Mme Lucie.
Et c’est grâce à ce drôle de défi que je reviendrai pleine d’énergie et la tête bourrée de nouvelles idées.
Qu’en penses-tu ?
En passant :
Si tu ne sais pas quelle est ma profession, je te laisse visiter mes réseaux sociaux. Il y a quelques mois, je demandais à mes quelques followers de deviner ma profession.
Je dois être assez transparente, car une follower l’a trouvée assez rapidement. Bref, je t’invite à aller faire un tour sur mes réseaux si le cœur t’en dit.
Retrouve-moi sur les réseaux sociaux !
À propos de l’image de cet article
L’image en en-tête dans cet article a été générée par l’intelligence artificielle Dall-E.



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