Aujourd’hui, j’avais envie de te parler d’un truc qui me dérange depuis un bon moment.
Je sais que cet article ne changera pas grand-chose, mais il m’aidera — au moins — à exprimer mes démons et à faire le point avec tout ça.
Ce qui me dérange, dans le fond, ce sont les fameux réseaux sociaux…
Ou devrais-je dire : le poids du regard des autres sur les réseaux sociaux.
Aussi colorée sois-je, aussi drôle puis-je l’être, j’ai toujours été relativement discrète sur mes comptes personnels.
Quelques vidéos rigolotes, des photos de fleurs… Rien de trop exposé.
Ironiquement, c’est en ouvrant mon blogue et ses réseaux associés que je me suis mise à découvert. Fragile.
Vulnérable.
Il faut le dire : je n’ai plus 20 ans. J’ai des kilos en trop. Je ne corresponds pas aux standards de la beauté instagrammable.
Oui, j’ai fait un très grand travail sur moi.
Oui, je sais que je n’ai plus rien à prouver à personne.
Mais qui a envie de se faire démolir en public ?
Quand je me promène sur les réseaux, je tombe souvent sur des commentaires haineux. Des attaques gratuites envers des personnes qui n’ont rien demandé.
« T’es laide. »
« Imbécile. »
« T’es grosse. »
« C’est tellement stupide, ce que tu fais. »
« Si j’étais toi, je n’oserais même pas me montrer. »
Chaque fois, ces mots me retournent l’estomac.
Comment peut-on cracher autant de venin… et se regarder dans le miroir ensuite ?
Oui, je sais. On dira que ces gens projettent leurs insécurités.
Mais il n’empêche : leurs mots font mal. Et leurs mots se répètent.
J’ai déjà voulu intervenir, défendre quelqu’un. Prendre le parti de la personne attaquée.
Je me suis fait envoyer promener comme jamais, simplement parce que j’avais osé écrire : « Vivre et laisser vivre. »
À chaque commentaire de ce genre, je pense à la personne visée.
Je me dis qu’elle a besoin de courage. De soutien.
Et puis, égoïstement, je finis par penser :
« Je n’aimerais pas être à sa place. »
Parce que, malgré toute la force que je porte en moi, je ne suis pas certaine qu’une avalanche d’insultes ne me ferait pas pleurer.
Dernièrement, c’est cette peur qui m’a empêchée de publier un reel que j’avais tourné face caméra et que j’avais entièrement filmé. Pratiquement monté. Prêt.
Tout au long du processus, ces petites voix ont chuchoté leurs inepties :
« Et si on riait de mon accent ? »
« Est-ce qu’on va se moquer de ma morphologie ? »
Et dans un élan — stupide ou instinctif, je ne sais pas trop — j’ai supprimé mon travail.
En me disant simplement : « Je ne dois pas être prête. »
Pourtant… pas plus tard qu’en novembre, je me suis offert une séance boudoir pour me reconnecter à mon corps.
Et je ne me suis jamais sentie aussi magnifique. Forte.
Dans l’imperfection, j’ai vu de la beauté.
Alors pourquoi, sur les réseaux, est-ce que je m’impose une telle perfection ?
Ce regard scrutateur, qui n’existe peut-être même pas…
Ou qui prend naissance dans les cœurs noircis de quelques âmes aigries ?
Je regrette d’avoir supprimé cette vidéo, ce jour-là.
Je me dis que j’aurais dû me faire confiance.
Beaucoup plus.
Et si on utilisait nos mots pour soutenir et féliciter, plutôt que blesser ?
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