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Déplaire pour mieux s’aimer – Apprendre à ne plus chercher l’approbation des autres

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L’illusion du besoin d’être aimé de tous

J’ai beau écrire des articles sur l’importance de s’accepter, je reste un être humain comme les autres. Je suis sensible à la réaction des autres et je cherche souvent leur approbation. C’est justement cette réalisation qui m’a poussée à me demander :
« Pourquoi est-ce qu’on essaie de plaire à tout le monde ? »

Nous grandissons avec l’idée que l’acceptation des autres est essentielle à notre bien-être. Nous intégrons parfois des groupes qui ne partagent pas toujours nos valeurs, simplement pour nous fondre dans la masse ou pour tenter de nous élever au-dessus d’elle.

Mais à quel prix ?

Dans cet article, j’ai cherché à comprendre pourquoi j’étais dépendante de l’approbation des autres et j’ai exploré différentes stratégies pour lâcher prise sans culpabilité.


Une éducation qui pousse à la conformité

En faisant quelques recherches, je suis tombée sur un article de Psychologue.net qui expliquait que les principales raisons qui poussent une personne à toujours chercher l’approbation des autres sont :

  • Une faible estime de soi
  • L’insécurité
  • Le rejet parental ou la surprotection dans l’enfance
  • Un complexe d’infériorité (…)

Je me suis tout de suite reconnue. J’ai grandi dans un milieu strict où les valeurs traditionnelles étaient profondément ancrées.

Respecter les normes, mais en faisant mieux que les autres.
C’était la voie à suivre.

Mes réussites étaient célébrées, surtout en public. Comme un trophée, on m’exposait. Mais mes erreurs et mes échecs… eux, faisaient l’objet de discussions animées et douloureuses.

Qu’est-ce que les autres allaient penser de moi ?

Comme cette fois où je suis rentrée ivre à 18 ans après une fête.

  • « T’as pas honte ? »
  • « Les gens vont penser que t’es une fille facile ! »

C’est sûrement pour cette même raison que mes parents ont très mal réagi lorsque j’ai commencé à me faire tatouer à l’aube de la trentaine.

Mon père m’a dit :
« On ne met pas de stickers sur une Ferrari. »

Alors que moi, j’avais décidé que ma Ferrari méritait une déco bien à elle.

Ou encore ma mère, inquiète, qui a demandé à mon conjoint s’il acceptait que je me fasse tatouer.

Comme si mon corps et mes choix devaient être validés par lui.

📌 Quand ça devient un problème : Quand on croit que le regard des autres définit notre valeur, il devient difficile d’embrasser notre unicité. On finit par rester dans des cases qui ne nous correspondent pas. On fait semblant. Et on est malheureux.se, au final.


Déplaire malgré soi – Quand ton existence remet en question les normes des autres

Comme je l’ai déjà mentionné, je travaille dans un milieu plutôt conservateur. Pendant longtemps, j’ai adopté le style vestimentaire des autres : couleurs neutres, petit foulard. Rien d’extravagant.

Et un jour, j’en ai eu assez de faire semblant.

Petit à petit, au fil des mois et des années, je me suis affirmée.

Aujourd’hui, j’ai des tatouages apparents, des cheveux verts et un style assumé.

Certes, au début, j’ai fait l’objet de conversations et de jugements à peine voilés. Mon apparence bousculait les valeurs des autres.

Par exemple, une collègue – pourtant amie – m’a demandé si j’avais pris quelque chose. Parce que pour elle, les tatouages étaient un signe de dérive.

Mais j’ai aussi eu droit à des surprises. Comme cette collègue, très traditionnelle en apparence, qui m’a dit un jour :

« Je t’admire. Tu vis pour toi, et ça te correspond tellement. »

Comme quoi, l’ouverture d’esprit ne se mesure pas à un look.

📌 Autrement dit : Quand nos choix remettent en question les normes des autres, ils ont tendance à juger. Mais c’est à nous de leur rappeler qu’on ne juge pas un livre à sa couverture.


Pourquoi chercher à plaire est une impasse

Peu importe ce qu’on fait (ou ne fait pas), il y aura toujours quelqu’un pour critiquer nos choix.

Regardez simplement l’espace « commentaires » de certaines publications Instagram.

D’un côté, des messages bienveillants.
De l’autre, des insultes gratuites.

Et vous savez quoi ? Ces gens qui insultent projettent souvent leurs propres insécurités. Ils sont tellement mal dans leur peau qu’ils ressentent le besoin de cracher leur venin sur les autres.

Et même lorsqu’on essaie d’être plus « conventionnel.le », on finit par frapper un mur.

J’ai testé. Ça ne m’a apporté qu’une immense frustration et le sentiment d’être enfermée dans une image qui n’était pas la mienne.

📌 En résumé : Essayer de plaire à tout le monde, c’est nier qui l’on est. Et ça ne fait que pourrir notre estime personnelle.


Se libérer du besoin d’approbation et s’affirmer pleinement

Pour me libérer du regard des autres, j’ai adopté trois stratégies.

1. Accepter qu’on ne plaira jamais à tout le monde

Les gens nous perçoivent à travers leurs propres filtres (éducation, culture, expériences).

Certains auront l’ouverture d’esprit pour accueillir la différence.
D’autres non.

Il faut l’accepter.

2. Trouver les bonnes personnes

Arrêtons d’essayer de rentrer dans un moule. Cette version de nous ne sera jamais authentique et risque de s’effriter avec le temps.

Cherchons plutôt à nous entourer de gens qui nous acceptent tels que nous sommes.

Quand je suis entrée dans le monde du tatouage, j’ai rencontré des personnes extraordinaires. Avec l’une de mes tatoueuses, nos rendez-vous sont devenus de vrais moments d’échange.

Tellement qu’on est devenues amies.

3. Se valider soi-même

Au lieu d’attendre l’approbation des autres, posons-nous ces questions :

  • Est-ce que moi, je me sens bien comme ça ?
  • Est-ce que ça me rend heureux.se ?

Et lorsqu’on est confronté aux critiques, apprenons à répondre :
« Tu as le droit de ne pas aimer. C’est ton opinion. »
Puis passons à autre chose, sans culpabiliser.

📌 Finalement  : L’important, ce n’est pas de plaire, mais de SE plaire.


Déplaire pour mieux s’aimer, une force à cultiver

Se détacher du regard des autres, c’est un apprentissage.

Mais une fois qu’on y arrive, on se sent infiniment plus libre.

Et puis, être soi-même, s’aimer, ce n’est pas un acte de rébellion.
C’est juste exister pleinement, sans demander la permission.

Et toi, qu’est-ce que tu ferais différemment si tu n’avais plus peur du regard des autres ?

À propos de l’image de cet article

L’image en en-tête dans cet article a été générée par l’intelligence artificielle DALL·E.

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