Le compliment, un geste simple… et pourtant si chargé
Aujourd’hui, j’avais envie de parler d’un sujet doux et sucré. Un sujet énergisant, aussi lumineux que le soleil du printemps.
Les fameux compliments.
Ceux qu’on offre.
Ceux qu’on reçoit.
Ceux qu’on devrait se faire.
Et pourquoi est-ce que je voulais absolument vous parler des compliments ?
Parce que, grâce à eux, cette semaine, j’ai retrouvé le sourire.
Pour tout vous dire, j’avais le moral dans les chaussettes et une énergie presque inexistante.
Incertaine dans mes choix professionnels, incertaine de mes initiatives.
Un profond questionnement sur certains éléments sur lesquels je n’ai absolument aucun contrôle…
Un peu comme Bourriquet, le petit âne dans Winnie l’Ourson, j’avais un petit nuage gris au-dessus de la tête en permanence.
Pas chouette, n’est-ce pas ?
Puis, un bon matin, j’ai reçu… un compliment.
Un compliment sincère. Spontané.
Un compliment qui aura été le premier d’une petite brochette qui a su me réchauffer le cœur comme jamais.
Alors aujourd’hui, je te partage ma petite réflexion sur les compliments.
Pour qu’on célèbre leur importance au quotidien.
Compliments qu’on donne : dire le beau qu’on voit
J’ai un collègue avec qui je travaille pour la première fois cette année.
Presque aussi excentrique que moi, les cheveux colorés et les tatouages en moins.
Disons que nous travaillons dans des départements différents.
Un bon matin, le voilà qui m’arrête au détour d’un couloir pour me dire qu’il trouve que mes cheveux verts et ma coupe me font particulièrement bien.
Que ça n’irait pas à tout le monde, mais qu’à moi, oui.
Que ça fait “moi”, finalement.
Si vous saviez comme ça m’a fait du bien.
Un petit compliment spontané, authentique.
Quelques mots qui ne coûtent rien, sinon un peu d’oxygène et de salive, question de bien les énoncer.
Et pourtant, ils sont plus précieux qu’un diamant.
Ça m’a fait réaliser que je devrais peut-être en faire plus moi aussi, et arrêter de les garder seulement dans ma tête.
Un cadeau gratuit à offrir, mais tellement précieux pour la personne qui le reçoit… même si, pour nous, c’est juste une petite chose.
Compliments qu’on reçoit : tout un art de les accueillir
Je ne sais pas à partir de quel âge j’ai commencé à avoir de la difficulté à accueillir les compliments. Peut-être à l’adolescence ?
Car si certains compliments me font simplement rougir, d’autres me gênent… alors que je devrais plutôt exprimer de la gratitude.
Encore cette semaine, par exemple.
J’ai pris une initiative professionnelle dans le cadre d’un travail d’équipe, sans trop savoir si c’était une bonne idée.
Ou si j’étais complètement dans le champ.
Des collègues bienveillantes sont venues me féliciter à mon bureau.
Je ne savais plus trop quoi dire. Figée. Gênée.
« Ah, mais c’est pas grand-chose ! »
« Arrête et prends le compliment ! »
Ce que j’ai fait… en hochant la tête.
D’ailleurs, pourquoi a-t-on parfois autant de difficulté à accueillir les compliments ?
Est-ce par peur qu’on nous prenne pour une personne prétentieuse ?
Est-ce une question d’estime de soi ?
Il semblerait que oui, selon le blogue de l’Association canadienne pour la santé mentale.
Pire : en agissant ainsi, on alimenterait un discours intérieur négatif, et on risquerait d’invalider l’intention de la personne qui nous complimente. Rien de moins.
Mais bref, sur le coup, je n’ai pas su faire autrement. J’ai presque bafouillé.
Finalement, travailler son estime de soi, c’est le travail de toute une vie !
Il me reste encore bien des choses à peaufiner et à apprendre…
Comme dire tout simplement : « merci », après avoir reçu un compliment.
Compliments qu’on se fait (et qu’on oublie trop souvent)
Je suis la PRO de l’autocritique.
Avec Spinner dans ma tête, j’ai tendance à suranalyser certaines situations.
Cela m’amène irrémédiablement à me remettre en question dans certains contextes, sans raisons apparentes.
Prenez ce blogue, par exemple.
Il m’aura fallu deux ans — DEUX ANS ! — avant de me lancer pleinement dans cette aventure colorée.

(Assez pour que ma page Facebook me rappelle l’anniversaire du projet…)
Pendant longtemps, je me disais que ce que j’avais à dire (ou plutôt à écrire) était niais. Creux.
Sans saveur. Sans but.
Il m’aura fallu une petite grosse dose de courage pour que je me lance réellement dans cette aventure numérique.
Que j’apprenne à utiliser les réseaux sociaux différemment… pas juste pour « liker » des vidéos de chats.
Et puis, ma personne, je suis capable de la critiquer allègrement : mon apparence, ma personnalité… tout y passe !
Vive le p’tit hamster !
Certes, j’ai beaucoup travaillé sur cet aspect dans les dernières années.
De plus en plus, j’essaie d’être douce avec moi-même, compréhensive.
J’essaie de faire preuve d’autocompassion, quoi !
Mais comme plusieurs, je dois continuer à investir ce chemin…
et éviter de revenir vers mes vieux démons.
Mon message: faire circuler le beau
Je ne sais pas trop comment conclure cette réflexion maladroite.
J’aurais peut-être simplement envie de vous inviter à être plus attentif·ve au beau… chez vous et chez les autres.
J’aimerais bien vous dire que ce n’est pas égoïste de se reconnaître,
même si notre éducation nous a appris le contraire.
Je vous répèterais finalement que les compliments sont des mots si doux, qui ne coûtent rien, mais qui ont une valeur inestimable.
Et ils font du bien.
Vraiment.
Source:
À propos de l’image de cet article
L’image en en-tête dans cet article a été générée par l’intelligence artificielle de DALL-E.
L’autre image est une capture d’écran.
Retrouve-moi sur les réseaux sociaux !



Laisser un commentaire